La parole qui ment (sans le vouloir)

Quand une personne parle, elle ne ment pas intentionnellement.

Mais ce qu’elle dit n’est jamais l’expression complète de ce qui se passe réellement à l’intérieur d’elle .

Entre ce qui est vécu dans les tripes, dans le corps, dans les émotions profondes… et ce qui sort par la bouche, il existe toujours un filtre.

 

  • Ce filtre, c’est la carte du monde de la personne.
  • Ce qu'elle veut dire.
  • Ce qu'elle peut dire.
  • Ce qu’elle est capable de dire.
  • Ce qui est acceptable pour elle de dire.
  • Ce qui ne dérange pas trop de dire.
  • Ce qui ne bouleverse pas de dire.
  • Ce qui ne la met pas en danger de dire.
  • Ce qu'elle croit dire.
  • Ce qu'elle dit.

Autrement dit, la parole est déjà une version adaptée, parfois adoucie, parfois rationalisée, et incomplète de l’expérience intérieure réelle. 

 

En accompagnement, en thérapie ou en coaching, lorsque quelqu’un parle, ce que j’entends ne représente qu’une petite partie de ce qu’il vit réellement .

 

  • Ce que j'entends.
  • Ce que j'écoute.
  • Ce que je comprends selon ma carte du monde.
  • Ce que je crois.
  • Ce que je retiens.
  • Ce que j'applique.

 

Est-ce que ça correspond vraiment à sa réalité de la personne ?

Poser la question c'est y répondre.

 

Et ce n’est pas un problème.

C’est humain.

Le malentendu fondamental de la communication

Dans toute communication, il se passe trois choses simultanément :

 

  1. Une personne vit quelque chose à l’intérieur .
  2. Elle met des mots sur une partie seulement de cette expérience. 
  3. L’autre personne entend et interprète ces mots à partir de sa propre carte du monde. 

 

En coaching, on estime souvent que l’auditeur ne perçoit qu’environ 17 % de la réalité intérieure de l’autre.

 

Et encore… ce 17 % n’est jamais garanti d’être la partie la plus importante.

 

Pourquoi ?

 

Parce que je ne suis pas l’autre.

 

Je n’ai pas son histoire, ses blessures, ses filtres, son système nerveux, ses références.

Même un événement identique peut être vécu de manière totalement différente par deux personnes.

Pourquoi “je te comprends” peut fermer la communication 

Dans ce contexte, le mot « comprendre » devient délicat.

 

Dire à quelqu’un « je te comprends », même avec la meilleure intention du monde, peut inconsciemment : 

 

  • fermer l’espace de parole,
  • donner l’impression que tout a été dit, 
  • empêcher l’autre d’aller plus loin, plus profondément. 

 

Car si tu me comprends… qu’est-ce qu’il me reste à dire ?

 

Or, dans un accompagnement authentique, l’objectif n’est pas de comprendre l’autre à sa place. C’est de lui offrir un espace sécuritaire pour qu’il se découvre lui-même , mot après mot, sensation après sensation.

Entendre plutôt que comprendre

Je ne cherche pas à comprendre la personne.

Je cherche à l’entendre. Entendre ce qu’elle dit.

Mais aussi ce qu’elle ne dit pas encore.

 

  • Ce qui hésite.
  • Ce qui contourne.
  • Ce qui cherche ses mots.

 

Et surtout, je l’invite à communiquer avec elle-même, à écouter ce qui se vit en dedans, au-delà des mots déjà prêts à sortir. 

 

C’est dans cet espace-là que les véritables prises de conscience émergent.

 

Pas dans l’interprétation.

Pas dans la compréhension intellectuelle.

Mais dans la présence, l’écoute et l’exploration intérieure.

Un programme qui respecte ton rythme

Le programme peut se déployer sur une période allant de deux à six mois, selon tes besoins, ta réalité et ton rythme.

 

  • Aucun calendrier imposé
  • Aucune pression de performance 
  • Aucun objectif extérieur à atteindre 

 

Tu avances à ton rythme, dans le respect de ton corps, de ton système nerveux et de ta capacité d’intégration. Cette flexibilité favorise des changements plus durables, car ils s’inscrivent naturellement dans ton quotidien.